Au deuxième virage après la bergerie d'en Haut , j'aperçoit la grande bâtisse qui doit me servir de P.C pour une vaste
recherche dans ces espaces les plus arides du pays , les Causses .
Pour commencer il me faut joindre le curé du village qui a alerter Gérard , mon patron , sur des disparitions inquiétantes de paroissiens , selon
lui . Je n'ai pas compris pourquoi cette enquête n'a pas été confiée a la Gendarmerie Locale . Il parait que l'adjudant-chef qui commande cette petite unité ne croit pas du tout a de véritables
disparitions . Tous les disparus avaient de bonnes raisons de quitter momentanément leur maison . Déjà ils sont tous retraités ou retraitées ,sans aucune activité dans le village . Donc ils ne
manquent a personne !
Le curé est un gaillard de grande stature , a la poignée de main franche , ancien aumônier d'un commando de la Marine
.
- salut , c'est toi Jimmy le Para ?
- bonjour , oui .....mon.... Père ....
- Bon Jimmy on se dit tu , tu m'appelle Robert ou mieux Bob ......entre paras pas de soucis .
- merci ,explique moi ce qui se passe et ce qui t'inquiète ...
- ton Boss t'as déjà expliqué les raisons de ne pas y croire pour les gendarmes . Bizarrement , le courrier est retiré de nuit , le facteur m'a
indiqué qu'il ne trouvait aucune trace des lettres qu'ils déposaient......... pourtant les volets restes fermés , aucune lumière , aucun bruit .....
En retournant vers le fameux P.C , un attroupement me dit que mes deux adjointes sont arrivées . Tous les mâles du village sont
là , depuis le benêt qui tire la langue jusqu'au bedeau qui fait semblant d'être offusqué devant le spectacle de mes deux souris en train d'extraire du coffre de la Lotus leur bagages , derrières
en l'air dans leurs shorts ultra-courts . C'est vrai que le spectacles de ces petites fesses a de quoi chambouler un eunuque .
- beau gibier me dit Bob qui arrive derrière moi !
- je croyais que les curés faisait voeux de chasteté......
- regarder n'est pas péché mon fils..... ce sont tes terreurs , un peu juste pour la castagne , un beau cul mais en cas de bagarre ce sera léger
....
- tu as tout faux , elles sont plus dangereuses qu'un naja !
Pris de fou-rire , devant mon affirmation , Bob n'a pas vu Sophie se rapprocher et n'as pas compris comment il se retrouve au sol
, bras tordu entre les cuisses de la belle ......qui le relève en riant .....
- permettez-moi de me présenter , Sophie de la Roche !
- Sophie je te présente le père Robert , curé de la paroisse ....
- pardon mon Père , je suis rouge de honte dit Sophie dans un grand éclat de rire .....
- les deux sont pareilles interroge Bob ......
- moi je suis pire hurle Mélanie...... pliée en deux par le rire !
- Bob , cette vipère c'est Mélanie de Ponpetit , ancien capitaine et barbouze.........elles me sidèrent toutes les deux par leur vitalité ! Sophie
était Lieutenant et aussi dans les Services Secrets ......
- Service Action ?
- ha , ha , l'ancien Commando marine se souviens .......non mais elles en étaient très proches .....
Après le dîner du soir pris en commun au presbytère, je fixe le début des recherches au lendemain matin après avoir fait
connaissance de "Marbout " un vieux berger sec comme une trique qui "connaît" le causse . Il ne sait pas d'où lui viens ce nom , ce surnom , mais comme il dit souvent "mare ,bou diou" ....Marbout
doit venir de là .
Le jour n'est pas encore levé sur le village mais le haut de la serre , la montagne en Cevennes , s'allume sous les rayons de
l'astre du jour . Déjà les bergers s'affairent autour du troupeau , les chiens canalisent les moutons vers les pâturages du plateau , par les drailles ancestrales ....
Nous , nous grimpons vers l'autre plateau , fait de pierrailles , de chênes verts rabougris qui ont du mérite a pousser là , dans
ce désert ou le minéral fait la loi . Le soleil qui commence a l'effleurer provoque un choc thermique qui fait éclater les pierres . Dans une heure ce sera l'enfer et chacun de nous le sait et
s'apprête a souffrir . J'avais penser a une recherche de nuit mais Marbout m'en a dissuader " Tu vas tuer tes souris et nous avec dans un de ces trous sans fond qui foisonnent dans cette
saloperie de causse " .
Au bout de trois heures, nous n'avons trouvé aucune trace de vie humaine ou même d'un simple cheminement .
Les jambes sont lourdes , il n'y a que mes gazelles qui semblent encore a l'aise . De grands chapeaux ramenés du VietNam les abritent bien du soleil
et les font ressembler a des paysannes des rizières . En moi-même je me dis que ce doit être ce qu'elles ont de plus lourds sur elles , après les rangers .
Je donne le signal d'une pause bien méritée . Quand elles passent devant moi , au lent mouvement de leur poitrine sous la
combinaison je me dit qu'elle n'ont pas de soutien-gorge ..... Confirmation par la belle Mélanie qui descend la fermeture éclair pour aérer ses seins . Sophie en riant déclare qu'elles n'ont même
pas de culotte . Mais d'une poche de sa combi elle tire une petite glace et un tube de rouge a lèvres. Incroyable ces sauterelles !
Deux ou trois pierres éclatent a deux pas . Pas naturel . Pas de coup de feu entendu mais ....encore un éclatement .
Mes pucelles sont inquiètes et se plaquent au sol . Une vipère fuit . Une autre se tord sur le sol sans doute touchée
par un éclat de roche .
Ces éclatements se produisent devant notre axe de progression . Coups de feu ? Interdiction d'aller plus loin ?
Peut-être piquée par une bête , une silhouette se dresse , après un cri de douleur , fuit , un arme a la main .
Sans attendre mes ordres , Sophie et Mélanie jaillissent vers l'intrus . L' Homme se retourne , vise Mélanie , mais le petit
disque d'acier lancé par Sophie lui tranche la gorge . J'aurais voulu le capturer , trop tard il est mort .
Sa carabine .... une Berreta avec lunette et silencieux , lui ne cherchait pas a tuer mais a faire peur . Mais Sophie a cru
Mélanie en danger de mort et plus rapide que le naja ,elle a frapper .
Je n'arrive pas a comprendre comment cette fille peut rester aussi calme devant le cadavre , comme si son geste n'avait tuer
qu'un lapin . Bob arrive ,fait un signe de croix , en marmonnant des paroles en latin ,incompréhensibles pour moi.
Marbout regarde le mort et s'exclame......Racaille ,c'est le neveu d'un marchand de biens de Valleraugues , installé depuis peu
!
- oui ,continue Bob , il faisait partie d'une petite bande de blousons dorés qui sèment la terreur dans la région .....mais bizarrement , toutes les
plainte contre eux ont été classées .
Un bruit de moteur a échappement libre, claque a deux cents mètres de nous et un quad fuit vers l'horizon . Cela confirme , aux
dires de Marbout , l'implication de la fameuse bande . Froidement , Sophie a récupéré son disque sur le cadavre encore chaud , l'a essuyé soigneusement pour le remettre dans la petite poche de
cuir sous son poignet gauche .
- merci ma belle dit Mélanie qui n'oublie pas de lui peloter un sein au passage .....ce qui amène un sourire de satisfaction de Sophie .
- seraient pas un peu ......me demande Bob !
- si bien sûr , tu sais le "a voile et a vapeur" c'est pas seulement masculin
- les voies du seigneur ne sont pas impénétrables s'exclame Mélanie en regardant Bob avec un sourire ravageur et une petite langue qui pointe entre
ses lèvres .
Retour au village , patron avisé , hélico de la gendarmerie , corbillard moderne , ébullition dans le village . Le reste de la
bande promet de faire la peau a mes deux souris . Mais sur un ordre venant de Paris , une compagnie de CRS débarquent dans le village , l'arrestation du nouveau meneur va vite calmer les
petits loubards .
L'ordre de Gérard , mon patron , est net " Tu armes tes gazelles , tu continue , le Préfet a des ordres , aucune crainte , tu es
couvert " ......les filles sont folles de joie comme a chaque fois ou elle sentent le baston proche .
Surprise , Bob et Marbout arrivent armés au P.C !
- hé Bob , il n'y a pas un commandement dans ta religion qui dit " tu ne tueras point " .....
- oui mais on peut le traduire par " Tu ne tueras pas les braves gens " ....... les malfaisants , pas pareil !
Bon n'insistons pas .
Les recherches reprennent mais nous sommes sur nos gardes et personne ne refuse les gilets pare-balle . Du beau matériel envoyé
par Gérard , léger mais efficace a cent pour cent a plus de cinq mètres . Comme je le craignais nos deux souris les portent sur des petits débardeurs qui laissent voir leurs seins nus au
moindre mouvement . Je ne peux m'empêcher de rire , ces gamines sont incorrigibles .
Subitement le long d'une vieille draille , une chaussure de femme ....de vieille femme .......d'une de retraitées disparues ?
Marbout grommelle - pas pu venir jusqu'ici toute seule ....... en suivant la draille nouvelles traces de passage d'un ou plusieurs individus .
C'est encore Marbout qui part ,nez au vent comme un chien de chasse , et brutalement se planque derrière un rocher en nous
faisant signe d'en faire autant . Le bruit d'un gros moteur montant de la vallée semble venir vers nous . Comme une grosse voiture sur chenille apparaît . Des individus en combinaison noire
sautent du véhicule .
Marbout qui m'a rejoint me chuchote " ils sont rentré dans la caverne des Pestiférés " .
Il m'explique que cette immense caverne qui courre sous le Causse a été appelée ainsi pour avoir abrité les cévenols qui fuyaient
la peste au moyen-âge et même encore après la Renaissance . En fait les pestiférés étaient dehors.... pas a l'intérieur !
Un , deux , trois , une dizaine de véhicules déchargent des hommes et des marchandises ou des vivres mais le nombre de colis est
impressionnant . Tant d'hommes en armes dans ce désert , c'est a peine croyable et a voir leur allure ,c'est du style commando .
Mes souris me regardent d'un air consterné car elles ont déjà compris que ce n'est pas pour nous . Elles n'aurons pas leur dose
de baston .....zut ,elles sont capables de déprimer ....
Pas longtemps , un ordre bref " jetez vos armes mains en l'air " quatre des cavernicoles nous menacent de leurs armes
....et je me dis dans un éclair qu'ils sont bien imprudents ......si peu .....comme dans une sorte de fulgurance , trois éclairs de métal s'enfoncent dans la gorge de trois des assaillants qui
s'écroulent les yeux exorbités . La vitesse d'exécution de Sophie est stupéfiante . Celle de Mélanie ne l'est pas moins , Lucky Luke est un débutant a coté d'elle , avant qu'il ai rejoint le sol
nous avons pu voir un petit trou rougeâtre entre les deux yeux du quatrième .Bob en reste bouche bée !
Malgré la vaillance de ma troupe je sens qu'il faut fuir avant l'intervention en nombre des commandos .
Avec soulagement je ramène mon groupe intact au PC dans le village . Mais nous allons aller de surprise en surprise . Les petits
blousons dorés qui , il y a encore peu , semaient la terreur dans les villages isolés , ont été retrouvés morts , pas tués , pas supprimés avec violence , non , simplement morts sans raison
apparente .
Le résultat des autopsies est banale , aucun poison , rien de particulier .....le coeur s'est arrêté de battre tout simplement .
Un grand professeur spécialisé dans les décès inexpliqués est descendu de Paris .... en vain . Ainsi cinq gaillards en pleine forme sont morts , en même temps et sans raison .
C'est Mélanie qui va la trouver la raison . " Cherchez donc du coté des tympans " demande-t-elle au médecin légiste ....et là
bingo - ils ont tous les tympans crevés ! Ce n'est pas le cri qui tue comme veulent bien le faire croire certains karatékas ,mais sans doute un son particulier émis par un appareil .....un son
fait pour tuer .
Et là ....personne ne rigole plus ! Dans l'heure qui suit tout le village et les militaires appelés en renfort sont équipés de
boules "quies".....les pharmacies de la région sont dévalisées !
Ayant compris que le danger se trouvait dans la Caverne des Pestiférés , les militaires avec en tête les gens du GIGN , l'ont
attaqué , sont rentré , ont tué ou fait prisonnier les commandos noirs ....
En moins de deux heures tout était terminé . Et les gendarmes du GIGN découvraient l'incroyable !
Tous les retraités enlevés étaient là , sur des sortes de lits , leurs corps reliés par des fils et conduits divers a des
blocs chirurgicaux . Les médecins appelés en renfort sont formels , ils sont morts , le corps ( sauf le cerveau ) maintenu dans une sorte de vie artificielle et dont les machines semblent
soustraire diverses substances tout en le réalimentant pour continuer a le faire produire .
C'est incroyable et le fou monstrueux qui commandait cette "usine" diabolique n'était autre que le patron d'un grand laboratoire
pharmaceutique spécialisé dans la gériatrie .Il ne s'est pas laissé capturé et il a trouvé le temps de détruire un énorme ordinateur et s'est suicidé ensuite......
Je regarde Mélanie et Sophie , nous avons participé a l'assaut , mes deux vipères , tueuses de sang froid sont blêmes , Sophie
est prise de tremblements , comme mon patron qui vient d'arriver en hélicoptère avec le Ministre de l'Intérieur .
- Rien a la presse s'exclame-t-il , il ne faut pas qu'on découvre cette horreur ......et qu'on fasse un parallèle avec certaines recherches de notre
industrie pharmaceutique !
- ne faudrait-il pas Monsieur le Ministre , qu'au contraire on alerte , la population sur les dangers de ces laboratoires ?
- vous êtes "Jimmy " le para , que mes services connaissent bien et apprécient , mais Jimmy .....c'est NON !
Voyant mes deux pucelles approcher , mon patron , connaissant leur caractère , nous entraîne en dehors de la Caverne pour éviter
tout esclandre avec le Ministre .....ouf évité de justesse !
Prenant mes deux gamines par la taille , laissant les horreurs derrière nous , nous redescendons par un cheminement repéré depuis
longtemps , connu des seuls bergers . Marbout lui est resté avec mon patron . Bob qui n'est pas intervenu doit dire sa messe . Et nous .....comme des enfants , malgré la chaleur , nous sautons
d'un rocher a l'autre avant d'arriver a une petite source qui chante avant de remplir un grand creux et disparaître sous terre comme elle est apparue .....Mais elle va suffire aux deux filles qui
sont déjà toute nues dans la vasque , spectacle digne des Dieux , réjouissance de mon âme que je croyais pourtant blasée.....mais je reste a l'ombre car elles seraient capable de me violer.....je
leur dit , elles rient !
Et c'est seulement a la vue des premières maisons du village qu'elles acceptent de cacher leurs seins .
Nous sommes rentré de nuit a Paris , la nuit d'amour qu'elles espéraient ,ce sera pour une autre fois
.
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